Afrique : prochain grand marché des TIC d’ici 2025


D’ici 2025, le continent africain sera le prochain grand marché des TIC et télécommunications.  Les objets connectés devraient bientôt se multiplier. Seulement cette transformation 2.0., porteuse de croissance économique, pourrait également entraîner un important risque environnemental si les décideurs africains et la société civile ne réagissent pas à temps.

Selon plusieurs cabinets spécialisés, le volume de téléphones mobiles à grandement augmenté en Afrique. L’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) estime qu'en 2018 le nombre d’appareils mobiles a atteint un plafond de 444 millions en Afrique subsaharienne. Mais d’ici 2025, ce chiffres risquerait de connaitre une croissance exponentielle soit plus de 650 millions. 

Toute fois, ces différents chiffres camouflent un important risque environnemental bien qu’ils traduisent un dynamique du secteur en contribuant à la croissance économique du continent. Pour certains experts la vie de millions d’africains est menacée. D'ailleurs, lors du récent Earth innovation forum à Tallinn, en Estonie, le directeur général de Home appliance Europe déclarait que « cinq millions de tonnes de déchets électroniques sont générés en Europe. Sur les cinq millions, quatre millions de tonnes sont recyclés. Parmi ceux-ci, 3,5 millions de tonnes deviennent des matières premières secondaires. Le reste des déchets électroniques n’est pas tracé »

D'après le Programme des nations unies pour l’environnement (UNEP) « il est probables que ces déchets non identifiés finissent en Afrique ». De plus, son taux d’usines de recyclage de produit TIC est très faible. Les déchets électroniques se retrouvent encore dans les décharges publiques ou improvisées près des habitations. Causant ainsi d’important risque sanitaire pour les populations car ils polluent les sols, l’eau et l’air. 

Dans une étude réalisée au Bénin, au Mali et au Sénégal, des chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme. Leur travail a mis en lumière «le flux très puissant des matériels entrant dans les pays, parfois dans un état déjà usagé, dont la durée d’utilisation sera par conséquent brève avant qu’ils ne deviennent des déchets que nous ne savons ou ne pouvons pas retraiter». Ils demandent donc aux décideurs africains d’accorder plus d’attention à la gestion des déchets toxiques qui comportent des composants dangereux pour la santé tels que le mercure et les métaux lourds.

Conscient de ces dangers pour les populations et pour l’économie, certains pays africains se sont déjà lancés dans le recyclage des déchets électroniques à l’exemple de l’Afrique du sud, du Maroc, de l’Egypte, de la Namibie et du Rwanda mais celles-ci coexistent avec un secteur informel plus important. En 2015, la Côte d’Ivoire lançait une campagne de récupération des déchets électroniques dans la ville d’Abidjan.

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